Création du laboratoire 1913 (≈ 1913)
L'Institut de mécanique des fluides dispose d'un laboratoire d'essais hydrauliques sur l'île de Banlève.
1936
Début des travaux
Début des travaux 1936 (≈ 1936)
Le ministère de l'Air engage la construction de la soufflerie de Banlève.
1937
Mise en service
Mise en service 1937 (≈ 1937)
La soufflerie de type Eiffel à veine ouverte est opérationnelle.
1940
Intégration dans un bâtiment
Intégration dans un bâtiment 1940 (≈ 1940)
René Kieger intègre la soufflerie dans un bâtiment conçu pour des essais dans toutes les conditions atmosphériques.
1960
Ajout de bâtiments
Ajout de bâtiments 1960 (≈ 1960)
Robert Trilhe ajoute un hall des maquettes et un laboratoire d'hydraulique.
26 novembre 1997
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 26 novembre 1997 (≈ 1997)
La soufflerie est inscrite au titre des monuments historiques et bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle ».
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Soufflerie, ainsi que le bâtiment qui l'abrite (cad. AH 2) : inscription par arrêté du 26 novembre 1997
Personnages clés
René Kieger
Architecte ayant intégré la soufflerie dans un bâtiment en 1940.
Robert Trilhe
Architecte ayant ajouté des bâtiments supplémentaires à partir de 1960.
Origine et histoire de la Soufflerie de Banlève
La soufflerie de Banlève, de type Eiffel à veine ouverte, est située à Toulouse (Haute-Garonne, Occitanie) et appartient à la commune, qui l'a cédée par bail emphytéotique à l'Institut de mécanique des fluides. Elle a été construite par le ministère de l'Air sur l'île de Banlève, où l'Institut dispose d'un laboratoire d'essais hydrauliques depuis 1913. Les travaux, engagés en 1936, ont abouti à une installation à l'air libre mise en service en 1937. La soufflerie a servi aux études préparatoires des grands barrages pyrénéens et à des essais de carènes et de flotteurs pour Latécoère. La machine mesure 26 mètres de longueur pour 2,40 mètres de diamètre et permet un flux d'air atteignant 40 m/s. Elle est constituée de deux cylindres imbriqués : un cylindre à paroi alvéolée pour réguler l'entrée d'air et un cylindre en ossature de béton avec remplissage de brique qui abrite la salle d'expérience et les appareils de mesure. Un collecteur capte l'air et le conduit dans la chambre d'expérience où est placé le modèle réduit. En 1940, René Kieger a intégré la soufflerie dans un bâtiment conçu pour permettre des essais dans toutes les conditions atmosphériques ; la façade sud est équipée de volets mobiles pour l'entrée d'air et la sortie s'effectue par une vaste façade courbe à ailettes de béton. La couverture est une dalle suspendue à une charpente extérieure à arcs en béton. À partir de 1960, Robert Trilhe a ajouté d'autres bâtiments, notamment un hall des maquettes et un laboratoire d'hydraulique. La soufflerie, machine et bâtiment, a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 26 novembre 1997 et bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle ».